Dans 2 jours, ce sera la nouvelle lune de mars. Il y a 2 jours, c’était l’équinoxe, c’est là où l’année débute vraiment selon le calendrier astrologique.

Ce matin, en me levant j’étais calme. Aussi calme que les rues désertées par le confinement demandé à cause du Coronavirus.

Si l’équinoxe représente la nouvelle année astrologique, les rues ressemblent à un 1er janvier, avec encore moins de monde qui foule les pavés.

 

Cette période nous demande de nous rassembler, à l’intérieur de nous, avant de pouvoir nous rassembler à l’extérieur, en famille ou entre amis.

Nous risquons de vivre des pertes. Pour une grande partie d’entre nous, cet isolement imposé nous coupe de nos besoins les plus profonds : besoin d’échange, de partage, de lien, de vie sociale, de contact physique, d’air pur, de nature … Certains risquent de le vivre très mal, tandis que d’autres en sortiront grandis. Certains vont s’amenuiser pendant que d’autres vont se revigorer.

Qu’elle soit funeste ou salutaire, cette pause nous est demandée, imposée. A nous de nous adapter et de développer les ressources pour la vivre au mieux, pour nous et pour celles et ceux qui nous entourent.

 

S’il y a un livre qui m’accompagne au fil de l’année, c’est bien « Les 13 mères originelles » de Jamie Sams.

Dans le chapitre de la 3è lune, celle du mois de mars, la Mère de clan doit juger 2 personnes qui ont failli aux règles de la tribu. Ce jugement impose des sanctions aux 2 protagonistes et leur demande de revenir 13 lunes plus tard devant le conseil de la tribu pour partager leur expérience.

La 1ère, Oie Bleue, avait pris plus de nourriture que de raison dans la réserve collective, par peur de perdre son 2ème enfant par la famine et elle vivait de la culpabilité et le blâme d’une mère dont son 1er enfant était décédé. Voici ce que, au bout des 12 mois, elle avait appris au cours de son parcours de guérison :

« J’ai appris que tous les membres de cette tribu ont souffert de pertes, Mère. J’ai partagé mon deuil et les leurs, et j’en suis venue à réaliser que nous travaillons ensemble pour une bonne raison : unité, partage et soins les uns aux autres, est la force qui nous lie ensemble comme un seul corps. J’ai abandonné ma peur de la précarité et j’ai découvert la foi qui m’avait fait défaut. Je n’ai plus peur de me retrouver seule si mon enfant meurt et part pour le monde de l’Esprit. J’ai fait la paix avec moi-même et ne porte plus en moi le blâme ou la honte qui obscurcissaient ma compréhension. J’ai élargi ma famille au-delà des frontières de la parenté de sang et j’ai aimé chacun des enfants qui avaient besoin de moi. A travers la perte de ses proches, chaque adulte ou enfant en deuil a vécu avec moi un lien de partage qui s’est créé en laissant nos chagrins pour trouver la joie, du réconfort et de la compréhension dans la compagnie l’un de l’autre ».

N’est-ce pas d’actualité ? Vous sentez-vous inspiré(e) par le résultat de ce parcours ?

Qu’en est-il de Eau Vive, la 2è protagoniste ? La suite au prochain épisode (que je trouve aussi inspirant, voire plus).