A toutes les personnes qui sont dans la relation d’aide ou qui souhaitent se lancer, j’avais envie d’écrire quelques lignes sur la posture à adopter. De plus, comme nous sommes nos propres thérapeutes, les mots qui suivent pourraient bien résonner au plus profond de nous-même, dans notre vie personnelle. Une manière de revenir à quelques fondamentaux.

Une posture

Je pense que le but d’un accompagnement est d’aider la personne à reconquérir son espace intérieur, à réintégrer son territoire et son environnement et à choisir la qualité de sa vie.

Pour cela, un thérapeute (ou un intervenant) doit se sentir prêt, disponible et bien centré pour chaque personne qu’il va accompagner.

Quelles sont les qualités pour être thérapeute ?

A mon sens, la plus grande qualité à développer est l’Amour :

  • L’Amour de soi (s’apprécier et s’estimer suffisamment pour être capable de donner et ne rien attendre en retour).
  • l’Amour de l’autre (accueillir la personne telle qu’elle est, avec tous ces doutes, toutes ses difficultés et toutes ses qualités, sans la juger).

Ces 2 pôles pourraient être déclinés de cette manière également :

  • Une grande délicatesse du cœur (l’écoute, la présence et la bienveillance).
  • Le respect total de la personne et de ses limites (respect physique, psychique et énergétique)

A cela s’ajoute une notion fondamentale : celle du détachement du résultat.

Lorsqu’il se sent trop responsable du patient (syndrome du sauveur), le thérapeute risque de se décentrer plus facilement. Et surtout, lorsque l’accent est mis sur le résultat du travail effectué, il s’expose à vivre des tensions et des déceptions du fait de son attachement à la performance. Il y a un travail en amont à faire sur les conséquences générées par la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas « réussir », de mal faire, de ne pas en donner suffisamment, d’être jugé incompétent

On entend souvent que « on ne peut guérir personne, c’est la personne qui se guérit« . Bien sûr, il y a de fortes probabilités pour que nous fassions partie du processus d’évolution de la personne, que nous soyons un révélateur, un support ou un soutien pour elle … mais restons dans l’idée d’être une aide ponctuelle.

En période de doutes, nous avons simplement à nous relier à notre intention de départ qui peut être la motivation à aider la personne … Avec toutes nos compétences, nos connaissances, nos qualités et nos valeurs. En nous reliant à ces quatre éléments-là régulièrement, nous entretiendrons une image de nous-même capable de faire face à ce qui se cache parfois au fond de nous et, souvent, prêt à refaire surface : le syndrome de l’imposteur. Malheureusement, il nous arrive d’attendre les retours de clients pour nous conforter dans l’idée que nous sommes bien à notre place. Nous avons à travailler sur notre « être« , sur le « qui je suis » plutôt que sur le « ce que je fais » pour savoir « ce que je suis ». Bien évidemment, nous avons à entretenir nos compétences et connaissances par des pratiques régulières de supervision … C’est là que le « être » et le « faire » se rejoignent pour nous soutenir et nous aligner sur notre but d’accompagner les personnes.

Et si, dans une période de manque d’énergie, nous oubliions tout ce que nous avions appris, il nous restera toujours cette question en guise de bouée de secours : « De quoi la personne a-t-elle besoin ? ». Voilà de quoi nous remettre à l’écoute de l’autre et à redevenir présent à la séance tout en sachant que, parfois, le changement peut être inconfortable pour la personne. (<- Lire l’article sur ce sujet).

Et l’énergétique dans tout ça ?

Dans une séance d’énergétique, le thérapeute rejoint l’essence même de la personne.

Lorsqu’il donne ce genre de séance, en aucun cas il ne donne son énergie … Il agit plutôt comme un lieu de passage de l’énergie de la personne afin de remettre en route l’énergie du client.

On entend parfois dire que le thérapeute « prend » les tensions des patients et qu’il doit s’en protéger. Mais le thérapeute devrait-il « se fermer » à une partie du patient et se protéger de sa souffrance ? Il serait plus juste de dire que le thérapeute doit se préserver en étant centré et enraciné dans sa respiration car ce n’est que lorsqu’il s’oublie que le thérapeute « prend » les tensions de la personne.

L’intervenant doit donc travailler sur son système de croyance (s’il croit qu’il aide la personne avec sa propre énergie, il se sentira plus facilement « vidé ») et revenir toujours dans son centre.

Centré

Une des intentions du thérapeute pourrait donc être d’être aligné sur ces qualités-là : écoute, présence, bienveillance, enracinement … et Amour.

Etre centré signifie d’être en équilibre sur les plans physiques, psychiques et énergétiques. Cela demande :

  • de faire des pratiques énergétiques régulières : respiration, EFT, qi gong, yoga, méditation …
  • de se nourrir sainement.
  • de faire des activités que l’on aime et saines pour nous.
  • de poursuivre un travail personnel d’ouverture, de développement de la clarté de l’esprit et de la conscience.

Pour terminer, je citerai un autre paramètre important de la réussite d’un accompagnement qui est l’alliance thérapeutique. Comme si le client et le thérapeute formaient une équipe. Voir la personne qui vient en séance comme un partenaire et lui permettre de participer pleinement à son processus de santé et d’évolution, lui redonne l’espoir, l’autonomie et la reconnexion à son propre pouvoir (ainsi qu’à sa capacité d’auto-guérison).

De là, notre métier donnera encore plus de sens à la vie et nous pourrons l’exercer dans la joie, la légèreté et la vitalité le plus longtemps possible (et, sûrement, le relier à notre ikigai ?).